La formation CSE obligatoire concerne titulaires et suppléants dès l’élection : deux dispositifs distincts fixent les bénéficiaires, les durées, les financements et les délais à respecter au regard du code du travail.
Les formations obligatoires des membres du CSE : cadre légal et droit
Depuis 2017, le comité social et économique repose sur deux dispositifs de formation distincts. Le code du travail fixe pour chacun un régime précis : bénéficiaires, durée, financement et conditions de départ en stage relèvent d’articles différents, notamment les articles L.2315-16, L.2315-18, L.2315-40 et L.2315-63.

Quelles formations sont obligatoires pour les élus ?
La formation CSE obligatoire distingue deux volets. D’un côté, la formation en santé, sécurité et conditions de travail est obligatoire pour tous les membres du CSE, qu’ils soient membres titulaires ou suppléants, dans toute entreprise d’au moins 11 salariés. De l’autre, la formation économique concerne uniquement les membres titulaires dans les entreprises d’au moins 50 salariés.
- Formation SSCT pour tous les élus : 5 jours dès le premier mandat, pour les titulaires comme pour chaque suppléant, avec renouvellement après 4 ans de mandat.
- Formation économique : 5 jours maximum pour les membres titulaires lors du premier mandat dans les entreprises de 50 salariés et plus.
- Formation du référent harcèlement : 1 à 3 jours pour l’élu désigné, dans toute entreprise dotée d’un comité social et économique.
- Renouvellement SSCT : 3 jours minimum après 4 ans pour les élus hors CSSCT, et 5 jours pour les membres de la CSSCT dans les entreprises de 300 salariés et plus.
Dans la pratique syndicale, le point décisif tient à l’anticipation de la demande, surtout quand le calendrier des réunions du CSE est déjà chargé.
Quel organisme formation CSE obligatoire peut dispenser ces formations ?
Pour la formation SSCT, l’organisme de formation CSE obligatoire doit être agréé par la DREETS ou par la préfecture de région. Pour la formation économique, l’habilitation repose sur un agrément préfectoral ou sur la reconnaissance par une organisation syndicale représentative au niveau national. La certification Qualiopi s’ajoute en pratique comme exigence de conformité du processus de formation.
Le choix de l’organisme appartient aux élus. L’employeur ne peut pas imposer un prestataire, pas plus qu’il ne peut conditionner ce droit à un accord interne. La différence se joue sur la vérification des habilitations, du programme, de l’expérience en sécurité et conditions de travail, et de la capacité à former aussi bien les membres titulaires que chaque suppléant.
Financement, demande à l’employeur et obligations respectives
Le régime de financement varie selon la formation suivie. La formation en santé, sécurité et conditions de travail est financée par l’employeur, tandis que la formation économique est prise en charge par le budget de fonctionnement du CSE dans les entreprises concernées. Dans les deux cas, l’absence du salarié en stage est rémunérée comme du travail effectif et ne peut pas être imputée sur les heures de délégation.
Une fois le mandat pris, la demande de congé formation doit être adressée à l’employeur dans le délai légal applicable, en pratique au moins 30 jours avant le début du stage. La demande précise les dates, la durée, le prix du stage et le nom de l’organisme. L’employeur ne peut reporter le départ que dans des cas limités tenant aux nécessités de service, et il doit motiver sa décision.
Rôle des syndicats, place de la CSSCT et protection des élus
Les organisations syndicales n’attribuent pas le droit à formation, qui découle directement du code du travail. En complément, elles orientent souvent les élus vers un organisme adapté, notamment lorsque le CSE doit traiter des risques professionnels, d’une réorganisation ou du fonctionnement d’une CSSCT. Un bon calibrage de la formation évite les blocages en séance, notamment quand le CSE doit traiter simultanément plusieurs dossiers de risques professionnels.
Les élus bénéficient d’une protection particulière dans l’exercice de leur mandat. Empêcher un départ en formation obligatoire, exercer une pression sur le choix de l’organisme ou pénaliser un élu en raison de cette demande expose l’employeur au contentieux lié au droit des représentants du personnel.
Quelles sanctions en cas de non-respect des obligations ?
Si l’employeur fait obstacle aux formations obligatoires des membres du CSE, il s’expose au délit d’entrave au fonctionnement du comité social et économique. L’article L.2317-1 du code du travail prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 7 500 euros, infraction que l’inspection du travail peut constater.
Dès lors, un CSE mal formé agit plus difficilement sur les sujets de santé, de sécurité, d’économique ou d’organisation du travail, avec des conséquences concrètes sur la qualité des consultations et sur la prévention.
Formation sécurité et conditions de travail : titulaire et suppléant concernés
La formation santé, sécurité et conditions de travail fait partie de la formation des élus du CSE et elle est obligatoire pour chaque membre élu, titulaire comme suppléant. Le code du travail le prévoit expressément aux articles L.2315-16 et L.2315-18 : le droit à la formation ne varie pas selon le siège occupé.
Le suppléant a-t-il le droit à la formation santé sécurité ?
Le suppléant bénéficie du même droit à la formation, sans réduction possible. La formation CSE obligatoire du suppléant obéit aux mêmes règles que pour un titulaire : 5 jours de formation au premier mandat, maintien de la rémunération, congé de formation, prise en charge par l’employeur et absence d’imputation sur les heures de délégation.
Dans la pratique syndicale, cette règle est cohérente : un suppléant peut remplacer un titulaire à tout moment, y compris en réunion, en inspection ou lors de l’exercice du droit d’alerte. Une formation incomplète fragiliserait la prévention, l’analyse des risques professionnels et le fonctionnement du CSE sur les sujets de santé, de sécurité et de conditions de travail.
- Durée identique : 5 jours, soit 35 heures, pour le premier mandat du titulaire comme du suppléant.
- Financement identique : les frais pédagogiques, les frais de déplacement et, le cas échéant, d’hébergement relèvent du financement par l’employeur.
- Temps protégé : la formation est suivie dans le cadre d’un congé de formation et ce temps est assimilé à du travail effectif.
- Rémunération maintenue : l’employeur verse la rémunération normalement pendant toute la durée de la formation SSCT obligatoire.
- Crédit d’heures préservé : les 5 jours de formation ne se déduisent pas des heures de délégation.
La formation SSCT CSE proposée par Joriana permet de travailler des repères juridiques et des réflexes utiles en matière de prévention : identifier les risques professionnels, conduire une inspection, analyser un accident du travail, participer au suivi du DUERP et mobiliser le droit d’alerte dans le cadre du code du travail.
Contenu et structure de la formation SSCT obligatoire
La formation SSCT du CSE obligatoire se déroule sur 5 jours, soit 35 heures minimum.
- Module 1 : attributions du CSE et de la CSSCT, rôle des élus, sources juridiques, inspections, enquêtes, droit d’alerte, responsabilités civiles et pénales.
- Module 2 : accidents du travail, maladies professionnelles, risques psychosociaux, pénibilité, sécurité, santé au travail et évaluation des risques avec le document unique.
- Méthodes : cas pratiques, mises en situation, travaux sur documents, visites de locaux si besoin, évaluation de fin de session et attestation remise aux participants.
Ces 5 jours donnent aux élus des repères concrets pour agir en réunion, en commission et lors des inspections.
La durée de renouvellement varie selon les situations prévues par le code du travail : 5 jours pour les membres de la CSSCT dans les entreprises d’au moins 300 salariés, 3 jours pour les autres élus. Cet écart tient à l’étendue des missions confiées en matière de santé, sécurité et conditions de travail, sans remettre en cause le caractère obligatoire de la formation ni les règles de financement.
Formation économique obligatoire pour les titulaires du CSE
La formation économique des élus fait partie de la formation CSE obligatoire prévue par le Code du travail. Elle donne aux membres du CSE, et plus précisément aux membres titulaires, les repères nécessaires pour lire les comptes, exploiter la BDESE et intervenir utilement lors des consultations à caractère économique. Ce droit s’exerce dans le cadre d’un congé de formation économique, avec des obligations précises pour l’employeur comme pour les élus.
Qui est concerné par la formation économique du CSE ?
Le principe est clair : dans les entreprises d’au moins 50 salariés, la formation économique est obligatoire pour les titulaires du CSE au titre de leur mandat. La référence usuelle en matière de formation CSE obligatoire sur Légifrance renvoie à l’article L.2315-63 du Code du travail : les élus titulaires disposent d’un droit à 5 jours lors du premier mandat.
- Membres titulaires du CSE dans les entreprises d’au moins 50 salariés : droit à 5 jours de formation économique des élus au premier mandat.
- Membres de la commission économique : ils relèvent du même cadre dès lors que cette commission existe.
- Renouvellement : après 4 ans de mandat, la durée maximale passe à 3 jours.
La différence se joue sur l’anticipation : il est préférable de programmer ces 5 jours de formation dans les premiers mois du mandat. Les consultations récurrentes arrivent vite, et un élu formé plus tôt exerce son droit avec davantage d’efficacité.
Congé de formation, rôle de l’employeur et liberté de choix de l’organisme
Le congé de formation économique obéit à un cadre simple. Les membres du CSE concernés choisissent librement leur organisme de formation CSE obligatoire : l’employeur ne peut pas imposer un prestataire, pas plus qu’une organisation syndicale.
En complément, l’employeur doit respecter ce droit dès lors que la demande est régulièrement présentée. Les obligations portent alors sur l’absence autorisée du salarié élu pendant la durée légale de la session, soit 5 jours de formation au premier mandat. Pour les CSE qui souhaitent être opérationnels rapidement, fixer un calendrier partagé dès les premières semaines entre secrétaire, trésorier et élus titulaires reste la méthode la plus efficace.
Contenu de la formation économique des élus
Le programme couvre les bases de fonctionnement du comité et l’analyse économique de l’entreprise. Sur un format de 5 jours, la formation des élus CSE traite généralement d’abord du cadre du CSE, des droits, des obligations et de la gestion sociale, puis de la lecture des comptes, de l’analyse financière et des consultations économiques.
- Fonctionnement du CSE : rôle des élus, articulation entre secrétaire, trésorier, commission économique et réunions d’information-consultation.
- Lecture des comptes : bilan, compte de résultat, indicateurs financiers, formes juridiques et premiers signaux d’alerte.
- BDESE : méthode de lecture, extraction des données utiles et préparation des travaux du comité.
- Consultations récurrentes : délais, avis du CSE, conséquences des choix de l’employeur sur l’emploi et l’organisation du travail.
- Restructurations : mécanismes juridiques, information-consultation et marges d’action des représentants du personnel.
Une bonne formation économique des élus apprend à relier un document comptable, une orientation stratégique et un effet concret sur l’emploi, la sous-traitance, l’investissement ou les conditions de travail.
Droits, protection des élus et exercice concret du mandat
Cette formation CSE obligatoire renforce directement l’exercice du mandat. Un élu qui maîtrise les données économiques et financières sécurise ses interventions en séance, prépare mieux les consultations et formule des demandes d’expertise ou de documents avec plus de précision. Dès lors que le Code du travail organise un droit à la formation, il protège aussi l’exercice normal de ce mandat contre les entraves injustifiées.
À l’inverse, suivre la formation ne dispense pas des obligations attachées à la fonction. Les membres titulaires restent tenus à la discrétion sur les informations présentées comme confidentielles, au respect du cadre des consultations et à une utilisation rigoureuse des documents transmis par l’employeur.
Le suppléant peut-il suivre la formation économique ?
Le suppléant n’a pas, en principe, de droit automatique au congé de formation économique. Le Code du travail réserve ce droit aux titulaires du CSE dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Pour un suppléant, l’accès dépend donc d’une décision du comité, d’un accord collectif ou d’un accord de l’employeur.
Une fois le mandat pris, une solution pragmatique consiste à examiner les besoins réels du CSE. Si un suppléant remplace durablement un titulaire absent ou participe de fait aux travaux économiques, la demande de formation des élus CSE devient plus solide et plus facile à justifier.
Choisir une formation de 5 jours adaptée au fonctionnement du CSE
Le format de 5 jours reste la référence pour un premier mandat. Il permet de traiter les fondamentaux sans survoler ni la partie juridique ni la partie économique, et correspond au cadre obligatoire fixé par le droit. Pour les élus qui recherchent un parcours complet, la formation CSE économique de Joriana est organisée sur 5 jours de formation, en deux temps complémentaires, pour faciliter l’appropriation des outils par les membres du CSE.
Dès la prise de mandat, le bon repère consiste à vérifier quatre points : le public visé, la conformité au Code du travail, l’adaptation aux consultations du comité et la capacité de l’organisme à travailler sur les documents réels de l’entreprise.
Qui paie la formation CSE et comment est-elle rémunérée ?
Le financement de la formation des élus ne suit pas une règle unique : tout dépend de la nature du stage. La différence se joue sur un point simple : certaines formations sont à la charge de l’employeur, d’autres relèvent du budget de fonctionnement du CSE.

Qui doit payer la formation CSE : employeur ou budget CSE ?
La distinction fondamentale porte sur l’objet de la formation : SSCT ou économique. La formation en santé, sécurité et conditions de travail est obligatoire et son financement incombe à l’ employeur : frais pédagogiques, frais de déplacement et frais de séjour. Le code du travail encadre toutefois les frais pédagogiques avec un plafond de 36 fois le SMIC horaire par jour et par stagiaire, soit environ 419 € en 2024.
En complément, la formation économique obéit à une logique différente. Son financement de la formation repose sur le budget de fonctionnement du CSE, lui-même alimenté à hauteur de 0,20 % à 0,22 % de la masse salariale brute selon l’effectif de l’entreprise. En revanche, les frais annexes liés à l’absence du salarié en stage, notamment certains frais de déplacement ou d’hébergement selon les pratiques applicables, restent pris en charge par l’employeur. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, un OPCO peut parfois participer au financement.
Dans la pratique syndicale, il faut aussi rappeler que ce cadre bénéficie aux membres du cse concernés par le droit à formation, qu’ils soient titulaires ou, pour certaines formations, suppléants.
| Type de formation | Frais pédagogiques | Frais de déplacement / séjour | Rémunération pendant la formation |
| Formation SSCT (santé sécurité) | Employeur (plafond ≈ 419 €/jour/stagiaire) | Employeur | Employeur (temps de travail effectif) |
| Formation économique | Budget de fonctionnement du CSE | Employeur | Employeur (temps de travail effectif) |
| Formation référent harcèlement | Employeur | Employeur | Employeur (temps de travail effectif) |
Les heures de formation CSE sont-elles rémunérées ?
Le temps consacré à la formation cse obligatoire est du travail effectif au sens du code du travail, qu’il s’agisse d’une formation SSCT ou d’une formation économique. L’ employeur maintient donc la rémunération des élus pendant toute la session, et ces heures ne s’imputent pas sur les heures de délégation.
Une fois le mandat pris, le titulaire comme le suppléant concerné par une formation prévue par les textes n’ont pas à choisir entre se former et exercer leur mandat.
Dès lors que la demande est régulière, l’absence pour formation est protégée. Les stages doivent être dispensés par des organismes agréés, et la formation CSE obligatoire s’inscrit dans un droit attaché au mandat, avec des règles distinctes selon qu’il s’agit de santé, de sécurité ou d’attributions d’ordre économique.
Comment demander sa formation obligatoire à l’employeur ?
Une demande écrite, complète et transmise dans les délais conditionne à la fois l’exercice du droit à la formation CSE obligatoire et la prise en charge des frais. Pour les membres du CSE, qu’ils soient membres titulaires ou suppléants, un courrier précis limite les risques de report abusif de la part de l’ employeur.
Procédure et délais pour les membres du CSE
Selon le Code du travail, la demande de formation des membres du CSE obligatoire doit être adressée par écrit à l’employeur au moins 30 jours avant le début de la session. Le courrier doit préciser : l’intitulé de la formation, sa durée, les dates retenues, le nom de l’organisme, ses coordonnées et le coût pédagogique. Dans la pratique syndicale, une demande incomplète ouvre souvent la voie à un report présenté comme administratif.
L’employeur dispose ensuite de 8 jours pour répondre. À défaut de réponse dans ce délai, la demande est réputée acceptée. Le choix de l’organisme appartient aux élus : ni l’employeur, ni une organisation syndicale, ni un prestataire habituel de l’entreprise ne peuvent imposer un centre de formation.
Une fois le mandat pris, il est prudent de programmer rapidement la formation obligatoire du CSE. Beaucoup d’équipes la suivent dans les 6 mois qui suivent l’élection, afin de sécuriser le fonctionnement du comité social et économique dès le démarrage.
La règle vaut pour tous les élus concernés, y compris en CSSCT. Le temps passé en formation est rémunéré comme du temps de travail et ne s’impute pas sur les heures de délégation. Pour un cadrage officiel des obligations et des modalités pratiques, le dépliant de la DREETS Centre-Val de Loire reste utile : formation CSE obligatoire.
L’employeur peut-il refuser la formation obligatoire des élus ?
Le principe est net : pour une formation CSE obligatoire qui s’impose au titre du mandat, l’employeur ne peut pas opposer un refus définitif. Le Code du travail lui permet seulement de demander un report s’il démontre que l’absence de l’élu serait préjudiciable à la production ou à la bonne marche de l’entreprise. Ce report est encadré : il ne peut pas dépasser 6 mois.
À l’inverse, un refus sans motif valable peut caractériser un délit d’entrave au fonctionnement du comité social et économique. L’élu peut alors saisir le conseil de prud’hommes pour faire respecter son droit, tandis que l’inspection du travail peut constater l’infraction au regard de l’article L.2317-1. La différence se joue sur la qualité du dossier transmis à l’employeur : dates claires, organisme identifié, coût annoncé, délai respecté. En complément, le recours à un organisme certifié Qualiopi réduit les marges de contestation sur la qualité de la prestation.
Renouvellement de la formation : droit et obligations
La formation SSCT obligatoire obéit à un régime propre. Elle doit être renouvelée tous les 4 ans, consécutifs ou non. Sa durée minimale est de 3 jours pour les élus qui ne sont pas membres de la CSSCT, et de 5 jours pour les membres de la commission dans les entreprises d’au moins 300 salariés.
En complément, la formation obligatoire du CSE sur le volet économique suit une logique distincte. Lors d’un premier mandat, elle peut aller jusqu’à 5 jours de formation. Après 4 ans de mandat, son renouvellement est limité à 3 jours maximum : la durée d’une formation CSE n’est alors plus pensée comme une initiation complète, mais comme un approfondissement adapté aux besoins du mandat.
Dès la prise de mandat, il est donc utile d’identifier quelle formation est obligatoire, quelle est sa durée, et qui relève du parcours des élus ordinaires ou de la CSSCT.
Joriana accompagne les élus sur l’ensemble du parcours : constitution du dossier, rédaction du courrier à l’ employeur, choix du format et suivi après session. À privilégier quand le CSE veut sécuriser ses démarches sans perdre de temps sur la procédure.
Foire aux questions
Quelles sont les formations obligatoires pour les élus du CSE ?
Le code du travail prévoit deux formations obligatoires pour les membres du CSE. D’une part, la formation santé, sécurité et conditions de travail concerne tous les élus titulaires et chaque suppléant dans les entreprises d’au moins 11 salariés : 5 jours au premier mandat, avec renouvellement tous les 4 ans. D’autre part, la formation économique des élus est réservée aux membres titulaires dans les entreprises d’au moins 50 salariés, pour une durée maximale de 5 jours lors du premier mandat.
En complément, le référent harcèlement peut suivre une formation spécifique de 1 à 3 jours selon les besoins du mandat. Ces obligations reposent notamment sur les articles L.2315-16, L.2315-18 et L.2315-63 du code du travail.
La formation SSCT est-elle obligatoire pour le suppléant du CSE ?
Oui. La formation santé, sécurité et conditions de travail est obligatoire pour tous les membres du CSE, y compris chaque suppléant, dès lors que l’entreprise atteint 11 salariés. La durée est la même pour les titulaires et les suppléants : 5 jours au premier mandat.
Une fois le mandat pris, les droits sont alignés sur ce point : maintien de la rémunération par l’employeur, prise en charge des frais et temps de formation compté comme du travail effectif. Ces heures ne se déduisent pas des heures de délégation.
Qui finance la formation économique du CSE ?
Le financement de la formation économique des élus repose d’abord sur le budget de fonctionnement du CSE. Selon la taille de l’entreprise, ce budget est alimenté à hauteur de 0,20 % à 0,22 % de la masse salariale brute, conformément au code du travail. Les frais pédagogiques sont donc pris en charge par le CSE, tandis que l’employeur assume les frais de déplacement et d’hébergement.
En complément, la rémunération des membres du CSE pendant la formation reste due par l’employeur : ce temps est assimilé à du travail effectif. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, un appui de l’OPCO peut exister pour certains frais pédagogiques.