Cet article recense les formations obligatoires auxquelles ont droit les élus du comité social et économique (CSE) en France : bénéficiaires, durées légales, règles de financement et critères de choix d’un organisme de formation agréé. Que vous soyez élu titulaire, suppléant ou membre d’une commission, vous trouverez des repères concrets pour exercer votre mandat conformément au Code du travail.
Quelles formations CSE sont obligatoires
Dès qu’une entreprise atteint 11 salariés pendant 12 mois consécutifs, elle doit mettre en place un CSE. Ses membres disposent alors de droits à formation. Deux formations sont obligatoires : la formation en santé, sécurité et conditions de travail (SSCT), ouverte à tous les élus, et la formation économique, réservée aux titulaires des entreprises d’au moins 50 salariés. La page officielle consacrée à la formation obligatoire des élus du CSE précise le cadre applicable. Elle détaille notamment les durées et les modalités de financement.

Les droits de chaque élu
Le Code du travail reconnaît à chaque représentant du personnel un droit individuel à la formation obligatoire du CSE, quel que soit l’effectif de l’entreprise ou son expérience syndicale. L’employeur ne peut ni supprimer ce droit ni le soumettre aux nécessités de production : une telle entrave peut entraîner une amende de 7 500 €.
- Formation SSCT : obligatoire pour tous les membres titulaires et suppléants du CSE, quelle que soit la taille de l’entreprise, dès la prise de mandat.
- Formation économique : réservée aux membres titulaires du CSE dans les entreprises d’au moins 50 salariés, avec un renouvellement possible après quatre ans de mandat.
- Formation du référent harcèlement : obligatoire pour le référent désigné par le CSE dans toute entreprise d’au moins 11 salariés, pendant 1 à 3 jours selon l’organisme de formation choisi.
- Temps de formation assimilé : le temps consacré à ces formations est du temps de travail effectif et ne peut pas être déduit des heures de délégation.
Les élus qui suivent une formation CSE bénéficient du maintien de leur rémunération pendant toute la durée du stage. Cette règle concerne aussi bien la formation SSCT initiale que son renouvellement après quatre ans. En revanche, le financement varie selon la formation : l’employeur prend en charge les frais de la SSCT, tandis que le budget de fonctionnement du CSE finance en principe la formation économique.
Les seuils selon l’entreprise
Le seuil de 11 salariés déclenche l’obligation de mettre en place le comité social et économique et ouvre le droit à la formation SSCT pour ses membres. À partir de 50 salariés, la formation économique obligatoire concerne les élus titulaires. Au-delà de 300 salariés, les membres de la CSSCT bénéficient d’une durée minimale de formation SSCT de cinq jours, y compris lors d’un renouvellement de mandat; les autres élus du CSE disposent alors de trois jours. Ces seuils fixent les obligations de l’entreprise et les droits des représentants concernés.
Le cas des référents et des commissions
La présence d’une CSSCT au sein du CSE ne dispense pas les autres membres élus de leur formation en santé, sécurité et conditions de travail. Chaque membre, titulaire ou suppléant, conserve un droit propre à la formation SSCT. Dans les entreprises d’au moins 300 salariés, les membres de la CSSCT sont soumis à une obligation renforcée, distincte de celle des autres membres du comité.
En complément, le référent santé et sécurité au travail désigné par l’employeur et le référent harcèlement désigné par le CSE peuvent suivre une formation adaptée à leurs missions. Elle permet d’identifier les situations à risque, de construire des actions de prévention et d’accompagner les salariés concernés. Le CSE a intérêt à inscrire rapidement ces besoins dans son calendrier de formation et à vérifier les modalités de prise en charge avec l’employeur et l’organisme de formation.
Formation économique du CSE et durée
La formation économique aide les élus titulaires à comprendre les mécanismes financiers de leur entreprise et à intervenir utilement lors des consultations obligatoires. Le parcours proposé par Joriana dure cinq jours, soit 35 heures, répartis en deux modules : trois jours consacrés au fonctionnement du comité social et économique, puis deux jours dédiés à l’analyse des données économiques et financières. Cette durée correspond au maximum légal prévu par le Code du travail.
Les titulaires concernés
La formation économique du CSE est obligatoire pour les membres titulaires des entreprises d’au moins 50 salariés. Elle fait partie des formations CSE obligatoires. Les suppléants peuvent aussi y participer sous certaines conditions, mais l’obligation légale vise d’abord les titulaires, qui prennent part aux réunions et aux votes en séance. Aucun prérequis en comptabilité ou en finance n’est nécessaire.
Les membres de la commission économique du CSE, dans les entreprises d’au moins 1 000 salariés, sont également concernés.
Les trois premiers jours portent sur la mise en place du comité social et économique, les droits et obligations des élus, les heures de délégation, le budget de fonctionnement, les activités sociales et culturelles ainsi que les missions de santé et de sécurité. Ces bases aident les représentants à préparer les réunions et à exercer leur rôle dès les premières semaines du mandat. Des études de cas permettent ensuite de relier chaque notion aux situations rencontrées dans l’entreprise.
Comprendre les comptes et la BDESE
Les deux derniers jours sont consacrés à la lecture du bilan, du compte de résultat, des capitaux, des dettes, des immobilisations, des investissements, des financements et de l’épargne salariale. Le rôle des experts-comptables et des commissaires aux comptes est également étudié afin de distinguer les responsabilités de chaque acteur financier. Le détail du parcours est présenté dans la formation économique obligatoire du CSE proposée par Joriana.
L’exploitation de la Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales (BDESE) fait partie du programme. La formation économique est financée, pour ses frais pédagogiques, par le budget de fonctionnement du CSE, conformément à l’article L. 2315-63 du Code du travail.
Renouveler la formation après quatre ans
La formation économique doit être renouvelée lorsque les élus ont exercé leur mandat pendant quatre ans, consécutifs ou non. Le renouvellement concerne les mêmes bénéficiaires, c’est-à-dire les titulaires des entreprises d’au moins 50 salariés, et obéit aux mêmes règles de financement. Sa durée reste identique au premier cycle : jusqu’à cinq jours selon le programme retenu. Pour obtenir le congé de formation, adressez la demande à l’employeur au moins 30 jours avant le début du stage.
Ce renouvellement permet d’actualiser les connaissances juridiques et financières en tenant compte des évolutions réglementaires et des changements de l’entreprise. Il sert aussi à consolider les acquis du premier mandat et à approfondir certaines thématiques selon les besoins du CSE. En fin de session, Joriana remet à chaque participant un support opérationnel pour faciliter la mise en application des acquis.
Formation SSCT des membres du CSE
La formation en santé, sécurité et conditions de travail est l’une des deux formations imposées par le code du travail aux élus du CSE. Elle permet aux représentants du personnel de repérer les risques professionnels, de conduire des actions de prévention et d’améliorer les conditions de travail. Joriana propose un programme de cinq jours, organisé en deux modules et conforme aux exigences du code du travail. Le détail figure sur la page consacrée à la formation SSCT obligatoire pour les élus du CSE.
Cinq jours pour les nouveaux élus
La formation SSCT initiale dure cinq jours, soit 35 heures, pour tous les membres de la délégation du personnel du CSE, titulaires comme suppléants. Ainsi, dans une entreprise de moins de 50 salariés, la formation CSE en santé, sécurité et conditions de travail reste due à chaque élu du comité. Aucun aménagement ne permet de réduire cette durée lors du premier mandat.
Le programme de Joriana répartit ces cinq jours en deux modules. Le premier, d’une durée de trois jours, présente les fondamentaux de la SSCT et le rôle du CSE. Le second, prévu sur deux jours, traite de la prévention des risques et de l’amélioration des conditions de travail.
- Rôle et responsabilités : fonctionnement du CSE en matière de sécurité, responsabilités civiles et pénales des élus, sources juridiques applicables et acteurs internes et externes de la prévention.
- Droit d’alerte et missions d’enquête : conditions d’exercice du droit d’alerte, conduite des inspections et des enquêtes après un accident ou un incident grave.
- Analyse des accidents du travail : déclaration et analyse des accidents au moyen de l’arbre des causes, identification des maladies professionnelles et mise en relation avec les conditions de travail.
- Prévention des risques spécifiques : risques psychosociaux, pénibilité, troubles musculosquelettiques (TMS), bruit, risques biologiques, chimiques et chutes, avec des solutions concrètes de prévention.
À l’issue de la session, les élus peuvent exercer leurs missions de sécurité au sein du comité : mener des inspections, participer aux enquêtes après accident, alerter l’employeur sur les risques identifiés et contribuer au plan de prévention de l’entreprise.
Prévenir les risques et améliorer les conditions
Le financement de la formation CSE en matière de sécurité incombe à l’employeur. Celui-ci prend en charge les frais pédagogiques, le déplacement, l’hébergement ainsi que le maintien de la rémunération pendant toute la durée du stage. Dans une entreprise de moins de 50 salariés, l’employeur peut également solliciter une prise en charge auprès de l’opérateur de compétences (OPCO).
- Risques psychosociaux et qualité de vie : identification des facteurs de risques psychosociaux, méthodes de prévention et articulation avec la qualité de vie au travail (QVT) et le bien-être des salariés.
- Pénibilité et ergonomie : compréhension des critères de pénibilité, analyse des postes exposés et propositions d’aménagements destinées à réduire les contraintes physiques et sensorielles.
- Risques techniques et environnementaux : TMS, exposition au bruit, agents chimiques et biologiques, risques de chute, avec identification, évaluation et mesures correctives à présenter en réunion SSCT ou CSE.
En complément du contenu réglementaire, la formation SSCT de Joriana repose sur des études de cas issues de situations réelles, des échanges entre élus et des séquences de questions-réponses avec les formateurs. Ces intervenants, experts en droit du travail et spécialisés dans le fonctionnement du CSE, relient chaque apport aux situations rencontrées dans l’entreprise. Un support opérationnel est remis à chaque membre en fin de session pour accompagner ses premières missions.
Les règles de renouvellement
Après quatre ans de mandat, consécutifs ou non, les membres du CSE doivent renouveler leur formation santé sécurité. La durée minimale est alors de trois jours pour les membres du CSE, contre cinq jours lors du premier mandat. Pour les membres de la CSSCT d’une entreprise d’au moins 300 salariés, elle reste fixée à cinq jours, y compris lors du renouvellement, en raison de la spécificité de leurs missions.
La formation santé sécurité de renouvellement se distingue de la formation initiale : son programme est plus spécialisé et davantage adapté aux problématiques de l’entreprise ainsi qu’aux demandes des élus. Dès que le renouvellement du mandat est acté, anticipez la demande de congé de formation auprès de l’employeur afin de respecter le délai légal de 30 jours. L’attestation délivrée par l’organisme de formation justifie ensuite la participation effective auprès de l’employeur.
Qui finance les formations du CSE
Le financement des formations du CSE suit deux régimes distincts, fixés par le Code du travail. La formation SSCT et la formation du référent harcèlement sont à la charge de l’employeur. La formation économique relève, elle, du budget de fonctionnement du CSE pour ses frais pédagogiques, de transport et d’hébergement.

Ce que paie l’employeur
Pour les formations obligatoires financées par la direction, l’employeur est le débiteur principal. Il prend en charge les frais pédagogiques, les frais de déplacement, les frais de séjour et le maintien intégral de la rémunération de chaque élu pendant toute la durée du stage. Ce temps est assimilé à du travail effectif : il ne s’impute pas sur les heures de délégation, dans la pratique syndicale.
- Frais pédagogiques SSCT : plafonnés à 36 fois le SMIC horaire par jour et par stagiaire, avec un règlement direct de l’entreprise à l’organisme de formation.
- Frais de déplacement : remboursés sur la base du tarif SNCF de seconde classe, sans transfert possible sur le budget du CSE.
- Frais de séjour : pris en charge selon le barème des indemnités de mission des fonctionnaires, dès qu’un déplacement avec nuitée est nécessaire.
- Maintien de la rémunération : assuré par l’employeur pendant toute la durée de la formation, sans incidence sur le crédit d’heures des représentants du personnel.
À l’inverse, le non-respect de ces obligations peut caractériser un délit d’entrave, passible d’une amende de 7 500 €. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, l’employeur peut demander à son OPCO une prise en charge partielle ou totale des frais pédagogiques liés à la formation obligatoire. Mieux vaut lancer cette démarche dès la signature du devis pour respecter les délais d’instruction propres à chaque opérateur de compétences.
Le budget de fonctionnement du CSE
Pour la formation économique, la logique est partagée. L’employeur maintient la rémunération des élus, le temps de formation restant assimilé à du travail effectif. En revanche, les frais pédagogiques, de transport et d’hébergement sont financés par le budget de fonctionnement du CSE, conformément à l’article L. 2315-63 du Code du travail.
Ce budget représente 0,20 % de la masse salariale brute dans les entreprises de 50 à 1 999 salariés. Il constitue une enveloppe autonome, destinée au fonctionnement de l’instance et au financement de cette formation. Dès la prise de mandat, ce point doit être anticipé par les représentants afin d’éviter une commande imputée sur le mauvais poste budgétaire.
En complément, les formations obligatoires du CSE ne sont pas éligibles au compte personnel de formation. Ni la formation SSCT, ni la formation économique, ni celle du référent en matière de harcèlement ne peuvent être financées par le CPF.
Comparer les prises en charge
La différence se joue sur la nature de la formation. Quand le CSE commande une session SSCT ou une formation de référent harcèlement, l’entreprise règle les coûts prévus par le Code. Quand il s’agit de la formation économique, le financement pédagogique relève du budget de fonctionnement, tandis que la rémunération reste due par l’employeur.
Une fois le mandat pris, l’organisation concrète gagne à être cadrée rapidement. Un devis envoyé à Joriana peut être reçu par email en moins de 24 heures ouvrées, ce qui permet au CSE ou à l’employeur d’engager sans délai la procédure utile, qu’il s’agisse d’une demande auprès de l’OPCO ou d’une imputation sur le bon budget. La formation peut démarrer dès 30 jours après la signature du devis.
Dès lors que la prise en charge est identifiée, le choix de l’organisme de formation appartient aux élus. L’employeur ne peut pas imposer un prestataire, même lorsqu’il assure le financement. Cette liberté protège l’indépendance du CSE et permet de retenir un programme adapté aux besoins des représentants, notamment en matière de SSCT, d’obligations légales et de prévention du harcèlement.
| Type de formation | Qui finance les frais pédagogiques | Qui maintient la rémunération | OPCO possible |
| Formation SSCT | Employeur | Employeur | Oui (entreprises < 50 salariés) |
| Formation économique | Budget de fonctionnement du CSE | Employeur | Non |
| Formation référent harcèlement | Employeur | Employeur | Oui (entreprises < 50 salariés) |
Choisir un organisme de formation CSE
Le choix d’un organisme de formation détermine la qualité de la montée en compétences des élus et la conformité de la démarche. Privilégiez un organisme qui propose les formations obligatoires du CSE et qui accompagne les représentants du personnel dans leurs obligations liées au mandat.
Les modalités de demande
La demande de congé de formation doit être adressée par écrit à l’employeur au moins 30 jours avant le début du stage. Si un élu souhaite suivre une formation CSE en visioconférence ou en format hybride, la modalité choisie doit être indiquée. Une formation CSE suivie à distance est reconnue par le Code du travail lorsque l’organisme assure le suivi, l’évaluation et la traçabilité exigés par la certification Qualiopi. L’employeur dispose ensuite de huit jours pour répondre.
- Contenu obligatoire de la demande : date de début, durée du stage, coût pédagogique et nom de l’organisme de formation choisi par les élus.
- Délai de réponse de l’employeur : huit jours calendaires; sans réponse dans ce délai, le congé est réputé accordé de plein droit.
- Report possible : l’employeur peut reporter la formation si l’absence est préjudiciable à la production, mais ce report ne peut pas dépasser six mois.
À la fin du stage, il remet son attestation d’assiduité à l’employeur. Délivrée par l’organisme en fin de session, cette pièce permet à l’entreprise d’instruire, le cas échéant, une demande de remboursement auprès de son OPCO. Le dossier reste ainsi suivi du devis jusqu’à la clôture administrative.
Vérifier l’organisme de formation
Les élus peuvent vérifier la légitimité d’un prestataire auprès des DREETS compétentes. Ces services publient les listes d’organismes disposant d’un numéro de déclaration d’activité (NDA), conformément aux articles L. 6351-1 à L. 6351-8 du Code du travail. Depuis la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, ce NDA remplace l’ancien agrément préfectoral comme critère de reconnaissance des organismes habilités.
Joriana dispose du numéro de déclaration d’activité 32591341959, délivré par la DREETS, et est certifié Qualiopi. Cette certification porte sur les processus de suivi, d’évaluation et de traçabilité des parcours de formation. Vérifiez que les formateurs sont spécialisés en droit du travail, dans le fonctionnement du CSE et dans le rôle des représentants du personnel.
La prise en compte du handicap fait également partie du dispositif. Pour identifier les obligations légales applicables à votre entreprise en matière de santé et de sécurité, consultez la formation obligatoire des élus du CSE publiée par la DREETS des Hauts-de-France.
Présentiel ou formation à distance
Les sessions peuvent être adaptées aux contraintes logistiques des entreprises. Elles peuvent avoir lieu dans les locaux de l’entreprise, en inter-entreprises, par visioconférence ou selon un format hybride. Cette souplesse répond aux besoins des CSE dont les membres travaillent sur plusieurs sites ou en horaires postés.
Le distanciel conserve les mêmes exigences pédagogiques que le présentiel. Les participants bénéficient d’apports réglementaires, d’études de cas pratiques et d’échanges d’expériences, avec un suivi et une évaluation conformes au référentiel Qualiopi.
Pour approfondir le rôle administratif du CSE, Joriana propose aussi la formation au rôle du secrétaire du CSE. Elle traite de la préparation des réunions, de la rédaction des procès-verbaux, du suivi des décisions et des responsabilités juridiques du secrétaire. Aucun prérequis n’est exigé.
Foire aux questions
Quelles sont les formations obligatoires pour les élus du CSE ?
Deux formations sont obligatoires pour les membres du CSE en France. La formation en santé, sécurité et conditions de travail (SSCT) concerne tous les élus titulaires et suppléants, quelle que soit la taille de l’entreprise, dès la prise de mandat. La formation économique est obligatoire pour les membres titulaires des entreprises d’au moins 50 salariés, ainsi que pour les membres de la commission économique dans les entreprises d’au moins 1 000 salariés : elle est financée par le budget de fonctionnement du CSE.
À ces formations s’ajoute celle du référent harcèlement, obligatoire dans toute entreprise d’au moins 11 salariés disposant d’un CSE. Toutes sont assimilées à du temps de travail effectif et ne peuvent pas être imputées sur les heures de délégation des élus. Le congé de formation doit être demandé dans les conditions prévues par le Code du travail.
L’employeur peut-il refuser une formation CSE demandée par un élu ?
Refuser une formation CSE obligatoire n’est pas possible pour l’employeur. Il ne peut ni supprimer le droit à la formation ni l’écarter définitivement sans s’exposer à un délit d’entrave passible d’une amende de 7 500 €. Il peut toutefois demander le report de la formation si l’absence de l’élu est préjudiciable à la production, à condition que ce report n’excède pas six mois.
En l’absence de réponse de l’employeur dans les huit jours suivant la demande écrite, le congé de formation est réputé accordé de plein droit. Le choix de l’organisme de formation reste libre pour les élus : l’employeur ne peut pas imposer son propre prestataire.
Quelles sont les conditions pour que les membres du CSE bénéficient de la prise en charge par l’OPCO ?
Les membres du CSE bénéficient d’une prise en charge par l’OPCO uniquement pour les formations obligatoires à la charge de l’employeur : la formation SSCT et celle du référent harcèlement. Cette prise en charge concerne uniquement les entreprises de moins de 50 salariés.
La formation économique est financée par le budget de fonctionnement du CSE et ne donne pas lieu à un remboursement par l’OPCO. Pour être éligible, l’organisme de formation doit disposer d’un numéro de déclaration d’activité (NDA) valide et, pour garantir la prise en charge, être certifié Qualiopi comme Joriana (n° 32591341959). Les formations obligatoires du CSE ne sont en aucun cas éligibles au compte personnel de formation (CPF).